L’affaire entre le joueur burkinabé Sibiru Sanou et l’Africa Sports d’Abidjan vient de rebondir. Le milieu de terrain, arrivé sous l’ère Yelato Silué, avait entamé la préparation de saison 204-2025 avec les Aiglons, participant notamment à des matchs amicaux, dont un face au Lys de Sassandra. Mais à l’arrivée de l’entraîneur Toto Nobilé, il ne sera finalement pas retenu dans l’effectif. Quelques séances d’entraînement plus tard, Sanou fait partie des joueurs libérés.
Jusque-là, le parcours semble ordinaire. Mais un courrier officiel fait aujourd’hui état d’une condamnation déjà prononcée à l’encontre de l’Africa Sports, avec une possible deuxième sanction en cas d’inexécution. Ce document relance le débat autour de la nature de la relation contractuelle entre Sanou et le club.
Le flou persiste : y avait-il un contrat formel dûment signé ? Si oui, pourquoi le montant du litige tourne-t-il autour de quatre millions de francs CFA seulement ? À première vue, cette somme semble faible pour une relation joueur-club encadrée par un contrat professionnel.
Mais ce que révèle ce contentieux, c’est bien la nature présumée du préjudice : Sanou estime avoir été engagé, intégré à la dynamique du club, puis écarté sans indemnisation conforme à ses attentes. À défaut de connaître les clauses du contrat, si contrat il y avait, la seule chose certaine est que la juridiction compétente a tranché en sa faveur.
Pour l’heure, l’Africa Sports reste muet sur les détails de ce dossier, pourtant sensible. Mais les initiés du club, les "aiglons de l’intérieur", pourraient éclairer davantage l’opinion sur ce dossier qui, au-delà du cas Sanou, interroge sur la gestion administrative des ressources humaines sportives dans nos clubs.