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C’est un coup de tonnerre dans l’univers du sport paralympique. Shahana Hajiyeva, judokate azerbaïdjanaise couronnée aux Jeux de Tokyo 2021 dans la catégorie des déficients visuels, a été reconnue coupable de tricherie : elle ne souffrait en réalité d’aucune déficience visuelle. Le Comité international paralympique (IPC) l’a immédiatement bannie à vie.
En août 2021, Hajiyeva avait ébloui les tatamis japonais. Dans la catégorie des -48 kg (classe B2) réservée aux athlètes malvoyants, elle avait remporté la médaille d’or avec une série de victoires impressionnantes :
En quart de finale, elle avait battu la Japonaise Yui Fujiwara par ippon.
En demi-finale, elle avait dominé la Russe Liudmila Kuts, également par ippon.
En finale, elle avait expédié la Brésilienne Meg Emília da Silva en seulement 1 minute et 43 secondes, encore une fois par ippon, technique synonyme de victoire totale en judo.
Son parcours avait été salué comme exemplaire. Aujourd’hui, il devient l’illustration d’une trahison. Une enquête médicale indépendante a révélé qu’Hajiyeva voyait parfaitement bien, contredisant les certificats fournis lors de son inscription en catégorie B2. Elle aurait manipulé les tests de classification avec l’aide de complices encore non identifiés.
⚖️ Conséquences :
❌ Radiation à vie des compétitions paralympiques par l’IPC.
🥇 Médaille d’or retirée, en attente de réattribution.
🇦🇿 L’Azerbaïdjan risque des sanctions si la complicité institutionnelle est avérée.
« Il s’agit d’une trahison du fair-play et d’un affront à tous les athlètes réellement en situation de handicap. Nous réformons en urgence les procédures de classification », a déclaré Andrew Parsons, président de l’IPC.
Ce scandale met en lumière les failles du système de classification paralympique. L’affaire Hajiyeva ne sera sans doute pas la dernière si des mesures strictes ne sont pas prises pour préserver l’éthique du sport.